OCCASIONS MANQUÉES ET ILLUSIONS PERDUES

Le sort de l’ilot Bonald-Balard est désormais  scellé. Accédant aux vœux des riverains, la Mairie a décidé d’y aménager un jardin public. « Fermé la nuit » a précisé le représentant du Maire aux habitants, réunis autour du traditionnel repas de quartier.

On peut comprendre que les voisins immédiats préfèrent le calme et la verdure à toute animation ou activité qui pourraient perturber la quiétude des lieux. Mais sont-ils les seuls à avoir leur mot à dire ? Cet espace, y compris les immeubles de la rue des Embergues et de la place de la Cité, a été acquis avec l’argent de tous les contribuables ruthénois. Un effort collectif justifié et motivé par l’ambition d’améliorer l’attractivité d’un patrimoine commun et de favoriser le développement des activités qui en sont l’apanage, tout en préservant bien entendu, le cadre de vie des riverains.

La malencontreuse décision de la municipalité restera inscrite dans les annales de la ville comme un regrettable exemple d’occasions manquées.

Occasion manquée d’édifier une halle couverte pouvant abriter en période hivernale les marchands qui le désirent et les clients qui le souhaitent, lors du marché hebdomadaire.

Occasion manquée de créer 18  commerces supplémentaires.

Occasion manquée de libérer tout ou partie de la place de la Cité des voitures qui l’encombrent en leur offrant un stationnement souterrain.

Occasion manquée de proposer au cœur du centre ancien des appartements modernes dotés de parkings.

Bref, occasion manquée de « revitaliser le centre » comme le promettait en 2008 le candidat Teyssèdre. Mais peut-être avions-nous mal compris ? En réalité il ne voulait pas revitaliser, mais revégétaliser le Centre historique de Rodez.

L’équipe de rédaction

ATTILA ES-TU LÀ ?

Deux évènements culturels sur l’agglomération ruthénoise ont suscité l’étonnement et l’exaspération de nombreux bénévoles, spectateurs et acteurs concernés par ces activités :

- L’annonce brutale en cours d’année de la suppression de la subvention accordée à l’Association du Vieux Palais, organisatrice de concerts de niveau international sur l’Aveyron et à Rodez. Au cours du concert de piano d’Anne Queffelec à la Chapelle Royale (Place Foch), les 400 spectateurs présents ont appris cette décision des élus du Grand Rodez qui a démoralisé et écoeuré les organisateurs… Le Président de cette association, le journaliste Philippe Meyer, a d’ailleurs violemment réagi par voie de presse à cette injustice.

Hélas, l’ATTILA du Grand Rodez était passé par là et la culture ne repoussera plus sous ses pas …

- La Maison des Jeunes et de la Culture de Rodez a eu aussi droit à des « sanctions »… Après l’élimination des candidats soutenus par la mairie au cours des récentes élections du Conseil d’administration, la sanction est venue avec la menace de licenciement collectif du directeur actuel de cet établissement culturel et de deux collaborateurs … L’affaire est en cours mais elle est révélatrice du climat actuel sur l’agglomération …

L’ATTILA du Petit Rodez se trouve une fois de plus en compétition avec celui du Grand Rodez.

La seule bonne nouvelle est que les économies réalisées sur la culture permettront d’offrir des vélos électriques aux élus mis « à pied » par la Maréchaussée …

Pierre TOMASI.

UN PETIT VÉLO DANS LA TÊTE

Il avait refusé à un « vert méchant » il y a quelques mois l’achat de vélos électriques municipaux. Notre maire pédalant quelques jours après avoir fait donner sa garde rapprochée contre les « verts méchants » donne raison aux verts en général en octroyant une prime pour l’achat de vélos électriques. Il propose en outre l’achat de vélos municipaux et annonce la mise en place de vélibs pour touristes (lorsque la place de la Cité sera rénovée) et … dans une belle confusion des genres annonce la venue à Rodez du Paris-Nice Cycliste puis du Tour de France de même nature.

Il s’avère que notre maire pédalant n’a pas dû lire ses classiques comme le romancier cycliste René Fallet qui a écrit qu’il ne faut pas confondre les bicyclettes et les vélos, les premiers servant à se balader, les seconds à courir .

Il s’avère que notre maire pédalant n’a pas non plus dû préparer la conférence de presse annonçant « ses » mesures cyclistes avec les verts car ceux-ci ne font pas cette confusion.

Enfin il s’avère que notre maire pédalant n’a pas dû bien comprendre l’action du maire de Paris qui, annonçant le lancement des vélibs, annonçait aussi la création de couloirs réservés aux transports en commun et aux vélos, construisait des lignes de tram, réservait des zones au cheminement piétonnier, dans une action écologique… se gardant de se féliciter de ce que depuis 30 ans le Tour de France cycliste se termine sur les Champs-Elysées.

P.S. : Il nous revient que les Champs-Elysées sont la plus belle avenue du monde… même si un ruisseau ne coule pas sur sa longueur comme notre maire ruthénois l’a envisagé un temps pour l’avenue Victor Hugo, même si place de l’Etoile en haut des Champs, Bertrand Delanoë n’a pas changé un temps le sens de circulation pour rompre avec les pratiques de la municipalité précédente comme il fut fait ici place d’Armes.

L’équipe de rédaction.

L’ILOT BONALD CONTAMINÉ PAR LA RADIOACTIVITÉ ?

A ceux qui douteraient encore du potentiel que représente l’intérieur de l’Ilot Bonald, nous suggèrons de se rendre sur le site internet de Google Earth. Cherchez Rodez vue du ciel, vous  découvrirez que la superficie de la friche abandonnée par la municipalité en plein cœur de la ville est du même ordre de grandeur que la Place de la Cité elle-même. Par quelle aberration mentale peut-on négliger un tel potentiel alors même que les travaux de rénovation de la Place de la Cité vont chasser les marchés hebdomadaires en d’autres lieux ?             Combien aurait-il était plus astucieux, et surtout moins lourd de conséquences pour les commerçants, sédentaires ou non sédentaires, d’aménager, ne serait ce que provisoirement, l’intérieur de l’IIot Bonald et de phaser les travaux en conséquence ! Il est vrai que la malheureuse revente des parkings privés par Christian Teyssèdre  à leurs anciens propriétaires, referme l’accès à la rue de Saunhac.  Il restait toujours possible néanmoins, d’en neutraliser quelques uns les jours de marché. Tout comme les dix ou douze mètres linéaires du rez-de-chaussée de l’immeuble Balard permettaient un large accès au cœur de l’ilot.

Le plus étrange est qu’aucune voix ne se soit élevée pour s’indigner en Mairie, lors de la réunion des riverains. Nous cacherait-on que des traces de radioactivité interdisent l’accès de cet espace de 1500m2 définitivement dédié à son triste sort de friche urbaine ?

L’équipe de rédaction.

HEUREUX HASARD.

C’est sans doute grâce à une coïncidence bienveillante que le bulletin municipal est parvenu dans les boîtes aux lettres des Ruthénois juste quelques jours avant le premier tour des élections cantonales.

C’est sans doute encore par hasard que les sujets traités au fil des pages de ce numéro n’ont d’autre but que de glorifier la gestion exercée par la majorité de gauche sous la responsabilité du grand Christian Teyssèdre, autoproclamé meilleur maire de tous les temps.

Chers Ruthénois, tout va bien, vous pouvez dormir tranquille et surtout réélire Stéphane Bultel sur le canton de Rodez Est.

Des esprits chagrins verraient certainement dans ce concours de circonstance une manœuvre grossière de propagande dans une pure tradition stalinienne que notre bon maire et son équipe s’évertuent à remettre au goût du jour.

Nous ne sommes pas de ces esprits mal tournés, mais nous ne pouvons nous empêcher de constater que le hasard fait décidément très bien les choses.

L’équipe de rédaction.

Qu’en est-il du théâtre de verdure de Bourran ?

En passant sous le viaduc, route de Moyrazès, on découvre sur l’autre versant de l’Auterne, l’immense remblai réalisé avec les déblais du Foirail. Il était prévu par la Communauté d’Agglomération d’avant 2008 de profiter de cette conque artificielle pour réaliser une série de gradins en demi-cercle grâce à une technique dite de « terre armée ». Technique qui, de surcroit devait garantir la stabilité du talus.

Au pied de cet amphithéâtre, à la belle saison, une large scène aurait pu recevoir toutes sortes de spectacles ou de concerts de grande envergure. Par exemple l’Estivada ! La jauge des gradins  était évaluée à trois ou quatre  mille spectateurs. Afin d’éviter les pollutions sonores de la rocade un cordon de terre, couronné par un rideau d’arbre faisait fonction d’écran anti-bruit et de fond de scène.

L’opposition de l’époque n’avait pas manqué de se gausser d’un projet réputé « pharaonique ». Arrivée aux affaires, contraints de remblayer le val de Bourran pour réaliser le parking prévu, les nouveaux élus ont abandonné l’idée du théâtre de verdure. C’était leur droit, mais nul débat, nulle délibération n’a donné aux Ruthénois les motifs de ce renoncement qui passe par pertes et profits la triple plus-value que l’on pouvait apporter à ce chantier.

-     Plus-value d’animation, occasion de spectacles.

-     Plus-value esthétique, en lieu et place d’un talus hideux.

-     Plus-value technique de consolidation d’un remblai de grande hauteur.

Le démantèlement du « Projet d’Agglomération » de 2008,  entamé avec l’abandon du Centre de Congrès du Foirail, continue avec la disparition du théâtre de nature de Bourran. Jamais les Ruthénois n’ont été consultés, pas même informés.  La méthode porte un nom : le Fait du Prince.

L’équipe de rédaction.

À FOND LA FORME …

Cela n’a pas traîné. Après les attaques très dures portées par le député Yves Censi à l’encontre de Christian Teyssèdre, ce dernier s’est servi de la même tribune (l’hebdo Le Ruthénois) pour user de son droit de réponse.

Nul ne lui conteste cette initiative, surtout pas nous.

Mais à la lecture de ce communiqué signé “ Christian Teyssèdre, maire de Rodez ”, donc écrit par lui, on ne peut s’empêcher d’éprouver un certain malaise. Car ce texte interminable et imbuvable nous emporte au-delà d’un simple débat d’idées tel qu’il devrait être entre deux opposants politiques républicains.

Dans une diatribe au style approximatif, le maire nous livre ses sentiments bruts de haine et de mépris. Son inclination à la vengeance vire à l’obsession au fur et à mesure qu’il avance dans son écriture. Son stylo a dû lui brûler les doigts vers la fin.

Tout cela dénote une difficulté récurrente à maîtriser son sang froid, à prendre le recul qui rend le responsable plus fort, à imposer la hauteur de vue qui sied à sa fonction.

Impossible de déceler une idée claire au milieu de ce magma de mots. C’est dommage. On aurait souhaité pouvoir commenter le fond plutôt que la forme.

Christian Teyssèdre conclue son papier sur Yves Censi en écrivant : “ Il n’apporte rien de constructif pour les Ruthénois dans le mandat de député qu’il occupe. Plus encore, par ses attaques hors sol, il se discrédite en permanence. Il est peu digne du mandat de député ”.

C’est celui qui dit qui est !

L’équipe de rédaction.

UN CHANTIER MALHEUREUX.

Le béton coule à flot sur le chantier de la future salle des fêtes. Mais quoi que prétende le Maire, cette masse d’environ 60 m par 30m occulte bel et bien la perspective vers l’ouest que nos prédécesseurs des années 1930 avaient décidé de préserver. A l’époque, l’autorisation de construire un terrain de football ne leur avait été accordée par le département, propriétaire des lieux, que sous réserve d’une utilisation exclusivement sportive. Il s’agissait de préserver l’intégrité du quadrilatère des terrains de la Chartreuse,  inclus dans le vaste périmètre que délimitent, aujourd’hui encore quatre tours rondes, deux à l’est sur le plateau Paul Lignon, deux à l’ouest vers la Boriette et la chapelle de Pitié. Interdire des constructions pérennes sur la partie Est, côté avenue Victor Hugo exprimait la volonté de préserver ce vaste ensemble, ainsi qu’une perspective, que l’architecte Boyer, imaginait déjà au début du vingtième siècle lorsqu’il proposait de construire à Parayre la gare de Rodez. Une large allée arborée, flanquée en son départ  des deux tours rondes encore existantes, aurait prolongé l’Avenue Victor Hugo jusqu’aux bâtiments occupés par les haras nationaux.

La construction des tribunes du stade fut une première entorse aux conditions imposées par le Préfet (Jean Moulin), mais le projet de le déplacer à Malan, auprès du futur parc des expositions, permettait de se retrouver dans les conditions initiales. Tout redevenait possible !  D’autant que la disparition programmée des haras nationaux posera à terme la question de l’utilisation de ce magnifique ensemble.

La malencontreuse décision de construire la salle des fêtes  sur le plateau Paul Lignon ruine à jamais l’idée somptueuse de relier du levant au couchant deux monuments classés.  De la Cathédrale à  la Chartreuse, quel axe prestigieux ! Les deux anciennes tours continuent à monter de part et d’autre d’un cube de béton, une incompréhensible garde que plus rien ne justifie. Sauf un rêve évanoui.

L’équipe de rédaction.

ÉLECTION CANTONALE RODEZ-EST.

N’oubliez pas les dates des prochaines réunions publiques de Bernard SAULES :

 

-          LUNDI 7 MARS à 19h30. Salle des fêtes de Ste RADEGONDE.

-          LUNDI 14 MARS à 19h30. Salle polyvalente du MONASTÈRE.

 

Venez nombreux soutenir le candidat de la majorité départementale.

L’équipe de rédaction.

LE GACHIS DU FOIRAIL.

Chacun peut voir désormais l’immensité de la place disponible sur le foirail, le long du boulevard du 122RI. Le musée Soulages étant prévu dans le jardin, tout le reste depuis l’emprise de l’ancienne salle des fêtes, jusqu’au boulevard le long de la caserne de gendarmerie, sera consacré au multiplex de cinéma et à son parking. Quel gâchis !

Le projet de la Communauté d’Agglomération (qui était maître d’ouvrage avant 2008) prévoyait sur ce même site, regroupés en un seul  complexe, un centre de congrès-salle des fêtes ainsi que le multiplex de cinéma. Ce qui permettait de faire jouer toutes les synergies fonctionnelles et techniques.(Une seule chaufferie, une seule centrale de froid, plusieurs salles de jauges différentes)

En arrivant « aux affaires » le nouveau maire de Rodez ne pouvait supporter que Ludovic Mouly apparaisse comme le grand ordonnateur d’un tel projet au cœur de sa propre commune. Il débouta donc de toute responsabilité la communauté d’agglomération,  se réservant pour lui tout seul, hors le musée Soulages, le reste du programme. Dès lors, il n’eut de cesse d’en démanteler la cohérence en supprimant le centre des congrès et en déplaçant la salle des fêtes sur le plateau Paul Lignon.

Cette vision à courte vue prive Rodez d’un équipement moderne tel que l’on peut en voir dans de nombreuses villes de France qui n’ont pas toutes, loin s’en faut, une zone d’influence comparable à celle du chef lieu de l’Aveyron. Durant deux décennies, l’Amphithéâtre, grâce à sa polyvalence a comblé tant bien que mal cette lacune. Victime de son succès, surbooké à longueur d’année, il tente, sans y parvenir de satisfaire ses multiples fonctions sportives et culturelles.

Le Maire justifie son choix en prétextant que Rodez ne saurait se tailler une place parmi la vive concurrence des villes de congrès. C’est un combat qui se livre et se gagne quand on en a la volonté. Surtout lorsqu’on possède des atouts  tels que Le Musée Soulages et ses expositions temporaires, le site de Conques, le viaduc de Millau, et j’en passe. De plus, une salle de 1200 places, confortable, équipée de tous les équipements audiovisuels modernes, ne sert pas exclusivement à accueillir des congrès. Spectacles de Théâtres, concerts, grande salle de projection que ne possèdera pas le multiplex pour les trois ou quatre films qui chaque année déplacent les foules, forums, colloques etc. Une gestion dynamique d’un équipement de cette nature peut attirer en permanence un public que Rodez ne capte  pas suffisamment, voire pas du tout.

Au lieu de ça, nous aurons une banale salle des fêtes, pas plus grande que l’ancienne, à peine mieux équipée que celle d’Onet-le-Château qui, en revanche aura sa propre salle de théâtre. Décidément, les dissensions au sein de la communauté d’Agglomération du Grand Rodez ont des conséquences autrement plus graves que le triste  spectacle des chamailleries entre élus dont la presse locale fait écho dans ses colonnes.

L’équipe de rédaction.

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