2 – 1 – 1 = 0

L’autosatisfaction permanente est un trait de comportement qui colle à la peau de Christian Teyssèdre. Depuis le premier jour de son élection, il égrène sans relâche l’extraordinaire bilan de son mandat. Dans la longue liste de ses réalisations, la construction de deux écoles, une à St Félix et une à Bourran. Sauf qu’il omet, sans doute involontairement, de rappeler qu’il en a fermé une. Si l’on applique quelques règles simples d’arithmétique, le solde n’est plus que d’une.

Et comme le projet de Bourran semble donner quelques soucis à Mr le maire, à la fin du mandat, on pourrait trouver un résultat égal à zéro. Car Christian Teyssèdre le reconnaît lui-même, ce dossier est mal engagé. Des terrains achetés très chers et surtout une parcelle au beau milieu de l’ensemble, dont la mairie n’a pu se rendre acquéreur, qui compromet l’édification de l’école, même si on nous assure que des solutions seront trouvées.

Et pour ajouter à la malchance, impossible d’accuser la municipalité précédente sur ce dossier initié par la majorité de gauche actuellement aux affaires.

L’équipe de rédaction.

UN ÎLOT TOUJOURS DÉSERT.

Comme un serpent de mer qui n’en finit pas d’émerger et de disparaître à nouveau, le dossier de l’Ilot Bonald s’est une nouvelle fois invité dans les débats du conseil municipal. Lors d’un précédent épisode, la mairie envisageait d’aménager un terrain de jeu pour les écoliers en ce lieu devenu mythique.

Vendredi dernier, on allait donc en apprendre un peu plus sur ce projet. Point du tout ! Par on ne sait quel tour de passe-passe, ou quelle lubie, l’aire de jeu avait disparu, remplacée par une halle parapluie destinée à recevoir des expositions d’artisanat d’art. Les enfants iront jouer ailleurs !

Bien sûr, Christian Teyssèdre y est allé de son couplet sur un dossier mal ficelé dont il a hérité. La faute aux autres, encore et toujours.

Son argument principal pour expliquer son incapacité à valoriser cet espace réside dans l’impossibilité d’y aménager un accès : ” On est bloqué des quatre côtés “.

Et c’est là qu’on y perd son latin. Soit on ne peut pas y accéder, comme le prétend le maire, alors à quoi servirait une halle d’exposition inaccessible aux exposants et au public. Soit on peut y accéder, et dans ce cas un programme plus ambitieux pourrait être envisagé compte tenu d’une situation en cœur de ville près de la Place de la Cité et de la Cathédrale.

Mais comme l’a dit l’opposition, le maire donne l’impression de ne pas vouloir traiter ce dossier, de le réduire à sa plus simple expression, sans doute pour ne pas donner raison à son prédécesseur.

L’équipe de rédaction.

BRÈVES DE CONSEIL

Vu et entendu lors du conseil municipal du 8 avril dernier :

- Le moins qu’on puisse dire, est que les félicitations adressées en début de séance par Christian Teyssèdre à Bernard Saules pour sa récente élection au poste de conseiller général de Rodez Est, n’ont pas déclanché l’enthousiasme de sa première adjointe.

- C’est devenu une habitude pour la majorité de mettre au vote en début de séance, un vœu dont la teneur est en général très politique. Vendredi dernier, c’est Sarah Vidal qui s’y est collé. Après avoir, avec une touchante naïveté, apporté le soutien de la ville de Rodez au peuple japonais, elle demandait, toujours au nom de la ville de Rodez, l’ouverture d’un débat national sur l’énergie nucléaire. Les réactions se sont alors enchaînées, chacun y allant de sa vérité ou de ses certitudes, créant une ambiance très “café du commerce”. Il ne manquait que le tintement des verres et le bruit du flipper dans l’arrière salle.

Le maire, quant à lui, est intervenu en défenseur zélé de son ancien sponsor, pardon employeur, EDF. Pour conclure ce débat, la meilleure brève revient à Claudine Bonhomme : “La meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas”.

 

- La hache de guerre à l’agglo n’est pas enterrée. Elle a seulement été mise de côté le temps des élections cantonales. C’est ce qu’on peut penser après avoir entendu Maurice Barthélémy reprocher à l’institution son fonctionnement opaque, manquant de démocratie. Une vraie intervention d’opposition. Une flèche décochée à l’adresse de Ludovic Mouly ou de Christian Teyssèdre ou des deux, allez savoir.

- Le même Maurice Barthélémy s’est un peu pris les pieds dans le tapis en associant les futurs conseillers territoriaux aux conseillers municipaux et d’agglomération, alors qu’ils sont destinés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. À moins que cette confusion ne révèle des ambitions rentrées.

L’équipe de rédaction.

MONSIEUR PLUS.

Christian Teyssèdre enfile les millions comme d’autres les perles. À l’entendre commenter son projet de budget 2011, on a le sentiment que sa seule satisfaction est de battre des records : la ville la mieux gérée, la moins endettée et surtout les chiffres annoncés les plus gros. Mieux que qui ? Plus que quoi ? On ne sait pas, mais peu importe. On sent une réelle jubilation chez lui à prononcer des montants de dépenses colossaux, alors que l’objet même de ces dépenses semble passer au second plan, voire plus loin. Toujours le syndrome de l’annonce et du paraître.

À l’instar de Régine Taussat, nous nous inquiétons de cette frénésie dispendieuse qui ne restera pas sans conséquence à moyen et long terme. 30 millions d’investissements, dont 15 millions d’emprunts, vont être engagés en 2011, la plus grosse part pour l’aménagement du Foirail (multiplex cinéma, parking, salle des fêtes, jardin). Rappelons que ce projet avait été initié par l’agglo, autrement dit, il ne pesait pas sur les finances municipales. Christian Teyssèdre, une fois élu, voulant sans doute marquer son territoire, a décidé qu’il en serait autrement et l’a réintégré dans les compétences de la ville de Rodez. Le coût de cet aménagement pèse désormais sur le budget municipal. Il aura des conséquences directes sur la fiscalité des Ruthénois et sur les choix d’investissements futurs qui seront forcément plus limités.

Le coût de fonctionnement de ces équipements est aussi une vraie question à laquelle le maire répond avec légèreté. Il prétend que des économies seront faites sur les coûts de fonctionnement actuels, mais n’avance pas de chiffres prévisionnels, sauf une économie de 70 000 € correspondant à la suppression du poste de gardien de la salle des fêtes… Nous sommes ravis d’apprendre que les gardiens sont si bien payés à la Mairie de Rodez !

Il évoque également le loyer de 200 000 € perçu de l’exploitant du cinéma, mais oublie de dire que des clauses du bail font prendre tous les risques à la mairie : en résumé, si les recettes de l’exploitant venaient à baisser, la mairie compenserait en baissant son loyer. Situation cocasse d’une municipalité de gauche, très marquée par l’idéologie collectiviste, qui fait un aussi beau cadeau à un gestionnaire privé.

Le maire de Rodez est avec son budget comme un enfant qui se trouverait enfermé dans un magasin de jouets. Il n’a plus de limites et à ce train là, il pourrait faire de Rodez la ville la moins bien gérée, la plus endettée et disposant des plus petits moyens financiers.

L’équipe de rédaction.

PAS DE CADEAU AVANT LA TREVE.

La vie au sein de la majorité municipale n’est visiblement pas un long fleuve tranquille. Le conseil municipal du 17 décembre dernier en a donné une flagrante illustration.

La démission de Nicole Laromiguière de son poste d’adjointe est apparue pour le moins énigmatique. Elle ne surprend toutefois pas tous ceux qui s’intéressent d’assez près aux coulisses de la vie politique locale. Son remplacement par Sarah Vidal ne les surprendra pas davantage.

Seule candidate à ce poste, cette dernière n’a pas réuni le plein des voix sur son nom, loin s’en faut :

Sur 30 votants,

- Sarah Vidal :                        16 voix

- Claudine Bonhomme :            2 voix

- Maïté Laur :                             2 voix

- bulletins nuls :                      10

Ce résultat se passe de commentaire. D’autant qu’à l’issue de l’élection, Christian Teyssèdre s’est appesanti en félicitations à l’adresse de sa nouvelle adjointe, sans jamais adresser un regard ou une parole à Mme Laromiguière. Elle-même s’est bornée à exprimer un léger sourire lorsque Frédéric Soulié a demandé si sa démission était voulue ou subie.

C’est enfin Jean Delpuech qui, prenant ensuite la parole pour présenter le projet de budget, s’est efforcé de réparer la goujaterie du maire en adressant des remerciements à Nicole Laromiguière pour le travail accompli au cours de son mandat d’adjointe.

Ambiance ! Ambiance !

 

L’équipe de rédaction.

C’EST UN JARDIN EXTRAORDINAIRE …

Lors du dernier conseil municipal, le jardin public du Foirail s’est légitimement invité dans le débat. Il est un fait que la question de son devenir mérite d’être posée, tant les Ruthénois y sont attachés et tant sont incertains aujourd’hui, les contours de ses futures allées, pelouses et autres massifs décoratifs.

Souvent, le jardin est traité comme la cinquième roue du carrosse. Des constructions, individuelles ou collectives, sortent de terre et restent pendant des mois voire des années entourées de gravats et de mauvaises herbes. Plus par souci d’économie, parfois par négligence ou méconnaissance, les propriétaires ne considèrent pas l’aménagement des abords comme prioritaire.

La mairie de Rodez ne fait pas exception. Dans le projet d’aménagement du Foirail, les bâtiments ont fait l’objet de toutes les attentions. Musée Soulages, parking, cinéma et salle des fêtes possèdent leurs plans, leurs perspectives, leurs maquettes. Le public a déjà pu se faire une idée assez précise de ces futures réalisations.

Mais concernant le jardin, rien ! Aucune décision ne semble avoir été prise quant à son aménagement définitif. Pourtant nos décideurs vont devoir faire des choix afin d’orienter le travail des paysagistes. Quelle priorité donner à ce lieu ? Calme, promenade, jeux, ombrage, décor, fleurissement, collection botanique, espace d’animation, dominante végétale ou minérale, jeux d’eau …autant d’objectifs souvent antagonistes. Si le décor, la promenade, le calme sont privilégiés, il est clair que le jardin ne pourra plus servir de cadre à l’Estivada, au Rallye du Rouergue, à Rodez Plage ou aux apéros géants que notre bon maire semble beaucoup apprécier. Dans ce cas, quelles sont les solutions de remplacement envisagées. On regrettera alors le choix de l’emplacement de la future salle des fêtes qui nous prive de l’espace Paul Lignon.

Si au contraire, l’animation est retenue comme priorité, le dessin sera dépouillé, favorisant les espaces dégagés au détriment des éléments végétaux décoratifs.

On ne peut pas tout vouloir dans un même lieu au risque de ne rien réussir. L’enjeu est important car les choix définitifs conditionneront l’usage que les Ruthénois feront de leur nouveau jardin.

En attendant, il est regrettable qu’ils ne soient pas plus informés, voire associés aux orientations qui vont guider les propositions des concepteurs de cet espace.

L’équipe de rédaction.

ON PEUT TOUJOURS COMPTER SUR SES AMIS.

Conformément au vœu de notre bon Maire, Andréa Goumont s’est vue offrir un placard doré à la mairie de Rodez. Souhaitons au moins qu’il y ait encore un bureau confortable libre pour qu’elle y pose ses cartons.

Ainsi donc, on peut passer aussi facilement du statut d’élue municipale à celui d’employée de mairie. Les électeurs apprécieront. Ce qui est cocasse dans l’histoire, c’est que l’intéressée s’est toujours présentée comme une moralisatrice de la vie politique locale, en lançant au début des années 2000 sa célèbre croisade contre Jean Puech.

Élue ensuite au Conseil Régional de Midi-Pyrénées et au Conseil municipal de Rodez grâce au système du scrutin de liste et aux accords politiques entre partis, il se murmure que sa “promotion” municipale serait le fruit d’un accord préélectoral passé lors de la dernière élection municipale.

Au fait, qu’elle est la définition du conflit d’intérêt ?

Après les manœuvres électorales tarno-aveyronnaises de Guilhem Serieys pour conserver son siège de Conseiller régional, l’étrange embauche d’une journaliste d’un célèbre quotidien aveyronnais à l’agglo cet été sur un poste déjà pourvu, on constate que la gauche locale maîtrise parfaitement la politique des amis au détriment de l’intérêt général.

Que n’eut-on pas entendu s’il s’était agi d’élus de droite.

Saluons au moins l’intervention de Bruno Bérardi, élu Vert, qui lors du dernier conseil municipal s’est indigné de cet état de fait s’attirant de ce fait les foudres et les menaces de Christian Teyssèdre. Cela nous amène d’ailleurs à constater le silence assourdissant des conseillers d’opposition. Leur nombre réduit n’excuse pas leur passivité.

Le comité de rédaction.

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