OCCASIONS MANQUÉES ET ILLUSIONS PERDUES

Le sort de l’ilot Bonald-Balard est désormais  scellé. Accédant aux vœux des riverains, la Mairie a décidé d’y aménager un jardin public. « Fermé la nuit » a précisé le représentant du Maire aux habitants, réunis autour du traditionnel repas de quartier.

On peut comprendre que les voisins immédiats préfèrent le calme et la verdure à toute animation ou activité qui pourraient perturber la quiétude des lieux. Mais sont-ils les seuls à avoir leur mot à dire ? Cet espace, y compris les immeubles de la rue des Embergues et de la place de la Cité, a été acquis avec l’argent de tous les contribuables ruthénois. Un effort collectif justifié et motivé par l’ambition d’améliorer l’attractivité d’un patrimoine commun et de favoriser le développement des activités qui en sont l’apanage, tout en préservant bien entendu, le cadre de vie des riverains.

La malencontreuse décision de la municipalité restera inscrite dans les annales de la ville comme un regrettable exemple d’occasions manquées.

Occasion manquée d’édifier une halle couverte pouvant abriter en période hivernale les marchands qui le désirent et les clients qui le souhaitent, lors du marché hebdomadaire.

Occasion manquée de créer 18  commerces supplémentaires.

Occasion manquée de libérer tout ou partie de la place de la Cité des voitures qui l’encombrent en leur offrant un stationnement souterrain.

Occasion manquée de proposer au cœur du centre ancien des appartements modernes dotés de parkings.

Bref, occasion manquée de « revitaliser le centre » comme le promettait en 2008 le candidat Teyssèdre. Mais peut-être avions-nous mal compris ? En réalité il ne voulait pas revitaliser, mais revégétaliser le Centre historique de Rodez.

L’équipe de rédaction

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