OCCASIONS MANQUÉES ET ILLUSIONS PERDUES

Le sort de l’ilot Bonald-Balard est désormais  scellé. Accédant aux vœux des riverains, la Mairie a décidé d’y aménager un jardin public. « Fermé la nuit » a précisé le représentant du Maire aux habitants, réunis autour du traditionnel repas de quartier.

On peut comprendre que les voisins immédiats préfèrent le calme et la verdure à toute animation ou activité qui pourraient perturber la quiétude des lieux. Mais sont-ils les seuls à avoir leur mot à dire ? Cet espace, y compris les immeubles de la rue des Embergues et de la place de la Cité, a été acquis avec l’argent de tous les contribuables ruthénois. Un effort collectif justifié et motivé par l’ambition d’améliorer l’attractivité d’un patrimoine commun et de favoriser le développement des activités qui en sont l’apanage, tout en préservant bien entendu, le cadre de vie des riverains.

La malencontreuse décision de la municipalité restera inscrite dans les annales de la ville comme un regrettable exemple d’occasions manquées.

Occasion manquée d’édifier une halle couverte pouvant abriter en période hivernale les marchands qui le désirent et les clients qui le souhaitent, lors du marché hebdomadaire.

Occasion manquée de créer 18  commerces supplémentaires.

Occasion manquée de libérer tout ou partie de la place de la Cité des voitures qui l’encombrent en leur offrant un stationnement souterrain.

Occasion manquée de proposer au cœur du centre ancien des appartements modernes dotés de parkings.

Bref, occasion manquée de « revitaliser le centre » comme le promettait en 2008 le candidat Teyssèdre. Mais peut-être avions-nous mal compris ? En réalité il ne voulait pas revitaliser, mais revégétaliser le Centre historique de Rodez.

L’équipe de rédaction

UNE SOIRÉE POUR L’UNION.

Chères amies, chers amis,

Les dernières élections cantonales nous ont confortés dans cette idée
que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes plus efficaces, et
nous gagnons!
Ainsi, et pour continuer dans ce sens en vue des prochaines échéances
électorales locales, les associations “Avenir du Grand Rodez” et “Rodez
Unir pour gagner” se proposent de tenir en commun  leur assemblée
générale annuelle, le jeudi 23 juin à 20h au Bowling du
Rouergue.
Nous pourrons débattre sur le rapprochement de nos deux
structures, et sur les moyens à mettre en oeuvre pour préparer
l’alternance sur Rodez, mais aussi sur un certain nombre de communes de
l’agglomération…
Il est indispensable que vous veniez nombreux accompagnés de  vos
parents et amis qui seront les bienvenus.
Cette soirée doit être aussi et surtout conviviale. Elle  se déroulera
autour d’un buffet. La participation demandée est de 10 €  à régler sur
place.
Afin de bien l’organiser, merci de confirmer votre présence avant le

17 juin par mail : bruastoul@aol.com ou serge-julien@orange.fr ou par tél:
06 09 32 20 95
en indiquant le nombre de personnes présentes.
Nous comptons sur vous!
Les bureaux de “Rodez Unir pour gagner” et “Avenir du Grand Rodez”.

ATTILA ES-TU LÀ ?

Deux évènements culturels sur l’agglomération ruthénoise ont suscité l’étonnement et l’exaspération de nombreux bénévoles, spectateurs et acteurs concernés par ces activités :

- L’annonce brutale en cours d’année de la suppression de la subvention accordée à l’Association du Vieux Palais, organisatrice de concerts de niveau international sur l’Aveyron et à Rodez. Au cours du concert de piano d’Anne Queffelec à la Chapelle Royale (Place Foch), les 400 spectateurs présents ont appris cette décision des élus du Grand Rodez qui a démoralisé et écoeuré les organisateurs… Le Président de cette association, le journaliste Philippe Meyer, a d’ailleurs violemment réagi par voie de presse à cette injustice.

Hélas, l’ATTILA du Grand Rodez était passé par là et la culture ne repoussera plus sous ses pas …

- La Maison des Jeunes et de la Culture de Rodez a eu aussi droit à des « sanctions »… Après l’élimination des candidats soutenus par la mairie au cours des récentes élections du Conseil d’administration, la sanction est venue avec la menace de licenciement collectif du directeur actuel de cet établissement culturel et de deux collaborateurs … L’affaire est en cours mais elle est révélatrice du climat actuel sur l’agglomération …

L’ATTILA du Petit Rodez se trouve une fois de plus en compétition avec celui du Grand Rodez.

La seule bonne nouvelle est que les économies réalisées sur la culture permettront d’offrir des vélos électriques aux élus mis « à pied » par la Maréchaussée …

Pierre TOMASI.

LE BAL DES HYPOCRITES.

On se souvient qu’il y a peu, les responsables de l’agglo s’étripaient joyeusement par le biais de conférences de presse sanglantes. Ce n’était qu’un épisode de plus, certes peu glorieux, d’une volonté constante de mise à mal de la collectivité dont ils ont la charge depuis trois ans.

Alors, voir Ludovic Mouly et Christian Teyssèdre, bras dessus, bras dessous jouer les vierges effarouchées en réaction à la volonté de la préfète de maintenir les limites du Grand Rodez aux huit communes actuelles, a quelque chose de risible autant que de pathétique.

Car enfin, la parole préfectorale vient-elle contrarier des projets en cours ?

De nouvelles communes s’étaient-elles portées candidates à intégrer la vénérable institution communautaire ? Dans la cacophonie ambiante, on ne voit pas quel maire voudrait s’y risquer.

De leur côté, le maire de Rodez et son poulain avaient-ils déjà engagé des initiatives visant à convaincre certains de leurs collègues de les rejoindre ? Y avait-il des projets plein les cartons ? On en doute, cela se saurait.

Autrement dit, la préfète ne fait qu’entériner le statu quo que nous constatons tous et que nous regrettons. Car l’agglo peut évoluer, intégrer de nouveaux territoires et de nouveaux habitants dans un projet gagnant/gagnant. Mais cela ne se décrète pas unilatéralement, pas plus que par des déclarations publiques grandiloquentes et incantatoires. Il faut engager un travail de fond moins spectaculaire mais plus efficace.

Rappelons au passage que l’agrandissement de l’agglo était une promesse de campagne de Christian Teyssèdre, tentant de nous convaincre qu’il en aurait le pouvoir et la compétence.

L’équipe de rédaction.

UN PETIT VÉLO DANS LA TÊTE

Il avait refusé à un « vert méchant » il y a quelques mois l’achat de vélos électriques municipaux. Notre maire pédalant quelques jours après avoir fait donner sa garde rapprochée contre les « verts méchants » donne raison aux verts en général en octroyant une prime pour l’achat de vélos électriques. Il propose en outre l’achat de vélos municipaux et annonce la mise en place de vélibs pour touristes (lorsque la place de la Cité sera rénovée) et … dans une belle confusion des genres annonce la venue à Rodez du Paris-Nice Cycliste puis du Tour de France de même nature.

Il s’avère que notre maire pédalant n’a pas dû lire ses classiques comme le romancier cycliste René Fallet qui a écrit qu’il ne faut pas confondre les bicyclettes et les vélos, les premiers servant à se balader, les seconds à courir .

Il s’avère que notre maire pédalant n’a pas non plus dû préparer la conférence de presse annonçant « ses » mesures cyclistes avec les verts car ceux-ci ne font pas cette confusion.

Enfin il s’avère que notre maire pédalant n’a pas dû bien comprendre l’action du maire de Paris qui, annonçant le lancement des vélibs, annonçait aussi la création de couloirs réservés aux transports en commun et aux vélos, construisait des lignes de tram, réservait des zones au cheminement piétonnier, dans une action écologique… se gardant de se féliciter de ce que depuis 30 ans le Tour de France cycliste se termine sur les Champs-Elysées.

P.S. : Il nous revient que les Champs-Elysées sont la plus belle avenue du monde… même si un ruisseau ne coule pas sur sa longueur comme notre maire ruthénois l’a envisagé un temps pour l’avenue Victor Hugo, même si place de l’Etoile en haut des Champs, Bertrand Delanoë n’a pas changé un temps le sens de circulation pour rompre avec les pratiques de la municipalité précédente comme il fut fait ici place d’Armes.

L’équipe de rédaction.

2 – 1 – 1 = 0

L’autosatisfaction permanente est un trait de comportement qui colle à la peau de Christian Teyssèdre. Depuis le premier jour de son élection, il égrène sans relâche l’extraordinaire bilan de son mandat. Dans la longue liste de ses réalisations, la construction de deux écoles, une à St Félix et une à Bourran. Sauf qu’il omet, sans doute involontairement, de rappeler qu’il en a fermé une. Si l’on applique quelques règles simples d’arithmétique, le solde n’est plus que d’une.

Et comme le projet de Bourran semble donner quelques soucis à Mr le maire, à la fin du mandat, on pourrait trouver un résultat égal à zéro. Car Christian Teyssèdre le reconnaît lui-même, ce dossier est mal engagé. Des terrains achetés très chers et surtout une parcelle au beau milieu de l’ensemble, dont la mairie n’a pu se rendre acquéreur, qui compromet l’édification de l’école, même si on nous assure que des solutions seront trouvées.

Et pour ajouter à la malchance, impossible d’accuser la municipalité précédente sur ce dossier initié par la majorité de gauche actuellement aux affaires.

L’équipe de rédaction.

UN ÎLOT TOUJOURS DÉSERT.

Comme un serpent de mer qui n’en finit pas d’émerger et de disparaître à nouveau, le dossier de l’Ilot Bonald s’est une nouvelle fois invité dans les débats du conseil municipal. Lors d’un précédent épisode, la mairie envisageait d’aménager un terrain de jeu pour les écoliers en ce lieu devenu mythique.

Vendredi dernier, on allait donc en apprendre un peu plus sur ce projet. Point du tout ! Par on ne sait quel tour de passe-passe, ou quelle lubie, l’aire de jeu avait disparu, remplacée par une halle parapluie destinée à recevoir des expositions d’artisanat d’art. Les enfants iront jouer ailleurs !

Bien sûr, Christian Teyssèdre y est allé de son couplet sur un dossier mal ficelé dont il a hérité. La faute aux autres, encore et toujours.

Son argument principal pour expliquer son incapacité à valoriser cet espace réside dans l’impossibilité d’y aménager un accès : ” On est bloqué des quatre côtés “.

Et c’est là qu’on y perd son latin. Soit on ne peut pas y accéder, comme le prétend le maire, alors à quoi servirait une halle d’exposition inaccessible aux exposants et au public. Soit on peut y accéder, et dans ce cas un programme plus ambitieux pourrait être envisagé compte tenu d’une situation en cœur de ville près de la Place de la Cité et de la Cathédrale.

Mais comme l’a dit l’opposition, le maire donne l’impression de ne pas vouloir traiter ce dossier, de le réduire à sa plus simple expression, sans doute pour ne pas donner raison à son prédécesseur.

L’équipe de rédaction.

BRÈVES DE CONSEIL

Vu et entendu lors du conseil municipal du 8 avril dernier :

- Le moins qu’on puisse dire, est que les félicitations adressées en début de séance par Christian Teyssèdre à Bernard Saules pour sa récente élection au poste de conseiller général de Rodez Est, n’ont pas déclanché l’enthousiasme de sa première adjointe.

- C’est devenu une habitude pour la majorité de mettre au vote en début de séance, un vœu dont la teneur est en général très politique. Vendredi dernier, c’est Sarah Vidal qui s’y est collé. Après avoir, avec une touchante naïveté, apporté le soutien de la ville de Rodez au peuple japonais, elle demandait, toujours au nom de la ville de Rodez, l’ouverture d’un débat national sur l’énergie nucléaire. Les réactions se sont alors enchaînées, chacun y allant de sa vérité ou de ses certitudes, créant une ambiance très “café du commerce”. Il ne manquait que le tintement des verres et le bruit du flipper dans l’arrière salle.

Le maire, quant à lui, est intervenu en défenseur zélé de son ancien sponsor, pardon employeur, EDF. Pour conclure ce débat, la meilleure brève revient à Claudine Bonhomme : “La meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas”.

 

- La hache de guerre à l’agglo n’est pas enterrée. Elle a seulement été mise de côté le temps des élections cantonales. C’est ce qu’on peut penser après avoir entendu Maurice Barthélémy reprocher à l’institution son fonctionnement opaque, manquant de démocratie. Une vraie intervention d’opposition. Une flèche décochée à l’adresse de Ludovic Mouly ou de Christian Teyssèdre ou des deux, allez savoir.

- Le même Maurice Barthélémy s’est un peu pris les pieds dans le tapis en associant les futurs conseillers territoriaux aux conseillers municipaux et d’agglomération, alors qu’ils sont destinés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. À moins que cette confusion ne révèle des ambitions rentrées.

L’équipe de rédaction.

L’ILOT BONALD CONTAMINÉ PAR LA RADIOACTIVITÉ ?

A ceux qui douteraient encore du potentiel que représente l’intérieur de l’Ilot Bonald, nous suggèrons de se rendre sur le site internet de Google Earth. Cherchez Rodez vue du ciel, vous  découvrirez que la superficie de la friche abandonnée par la municipalité en plein cœur de la ville est du même ordre de grandeur que la Place de la Cité elle-même. Par quelle aberration mentale peut-on négliger un tel potentiel alors même que les travaux de rénovation de la Place de la Cité vont chasser les marchés hebdomadaires en d’autres lieux ?             Combien aurait-il était plus astucieux, et surtout moins lourd de conséquences pour les commerçants, sédentaires ou non sédentaires, d’aménager, ne serait ce que provisoirement, l’intérieur de l’IIot Bonald et de phaser les travaux en conséquence ! Il est vrai que la malheureuse revente des parkings privés par Christian Teyssèdre  à leurs anciens propriétaires, referme l’accès à la rue de Saunhac.  Il restait toujours possible néanmoins, d’en neutraliser quelques uns les jours de marché. Tout comme les dix ou douze mètres linéaires du rez-de-chaussée de l’immeuble Balard permettaient un large accès au cœur de l’ilot.

Le plus étrange est qu’aucune voix ne se soit élevée pour s’indigner en Mairie, lors de la réunion des riverains. Nous cacherait-on que des traces de radioactivité interdisent l’accès de cet espace de 1500m2 définitivement dédié à son triste sort de friche urbaine ?

L’équipe de rédaction.

CANTON RODEZ-EST.

Félicitations à Bernard Saules pour sa brillante victoire sur le canton de Rodez-Est. Il détrône le conseiller socialiste sortant, Stéphane Bultel, qui n’aura accompli qu’un seul mandat à ce poste.

Plus largement, il convient de féliciter également Jean-Claude Luche qui renforce sa majorité départementale et voit son travail largement validé par les électeurs aveyronnais.

L’équipe de rédaction.

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